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1982, la guerre des Malouines, la sortie d’E.T de Spielberg, la naissance acclamée de votre serviteur, et le lancement d’une licence qui fête sa trentième année, Choplifter. Sorti sur Apple II cette année là, le jeu a traversé les âges et les portages pour revenir de l’oubli sur nos plateformes dématérialisées sous le nom de Choplifter HD. Avant de décoller pour secourir et survivre, reprenons un peu les grands axes du jeu.

Choplifter sur Apple II 1982 :

Choplifter sur Nes 1986 :

Choplifter II sur Game Boy 1991 :

Choplifter III sur Snes 1994 :

 

Vous voilà instruit d’un peu d’histoire, si Wikipedia fermait au moins vous auriez appris quelque chose aujourd’hui. Revenons-en à notre client du jour, Choplifter HD. La mode est aux remix, et Konami l’a bien compris vu la masse de ses licences remaniées et prêtes à bondir dans les étals, mais qui dit remix, dit préservation d’un esprit et surtout honneur à ses prédécesseurs. Et là le bât blesse, si ce HD est un jeu qui prouve sa filiation, il n’en demeure pas moins fade et finalement assez creux. Un jeu arcade n’est certes pas un modèle de construction scénaristique et s’axe volontiers sur son gameplay pour poser ses bases et jouer ses cartes, mais ici, c’est bien le gameplay qui pose problème, explications.

Le jeu se déroule en scrolling horizontal, dans des décors 3D sympathiques mais symptomatiques d’une recherche de reconnaissance de l’original, on fait tout bien comme c’était avant surtout, faut pas casser le trip. C’est bien, mais pas suffisant, et si Choplifter HD reste un Choplifter, son gameplay souffre d’un mal incompréhensible, le lag. Oui, un jeu solo peut avoir des latences dans ses commandes, et lorsque vous essaierez de faire tourner votre hélico, vous goûterez à ce subtil sentiment de rage. L’idée d’ajouter une certaine lenteur à la rotation de votre appareil n’est pas mauvaise, mais lorsqu’il devient plus facile de la jouer à l’ancienne et de repartir à la base en marche arrière, l’on se demande pourquoi avoir intégré cette possibilité. Et la réponse vient à la suite, la 3D, fière et belle 3D qui permet de donner de la profondeur à un jeu qui la simulait très bien en 2D…

Autrefois, les ennemis se tuaient facilement, droite, gauche, diagonales et face à l’écran, visée simple et rectiligne chère à nos coeurs de 82′ers. Mais nous sommes en 2012, il faut faire 3D tu sais, gentil coquelicot, je te donne un peu de futur en intégrant une visée laser DE CHIE. Oui, violence dans mes propos, parce qu’adaptation au mépris des codes, pour plus de 2.0 tavu, pourquoi faire mieux quand quelque chose est déjà bien, au risque de se voir échouer lamentablement ? Réponse suivante, parce que vous les jeunes, vous êtes des sacs, des doggy bags du gameplay, qui préfèrent appuyer sur X pour appeler Jason plutôt que de rechercher un peu de défi dans vos amusements, ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20000 Francs.

J’ai à présent terminé ce laïus de vieux réactionnaire bedonnant, parlons un peu du contenu de ce Chopliter. De nombreux appareils aux statistiques variées mais possédant peu de grands changements entre eux, des niveaux à la pelle mais peu inspirés si ce n’est par le reste de la série, ce n’est pas glorieux pour un vieux con qui a défoncé ses pouces sur sa Game Boy et sa Nes avec ses aînés. Et pourtant, il faut le dire, même si c’est douloureux et grave, ce n’est pas si mal, l’ambiance est respectée, le challenge est parfois présent, même si pour vous les sacs de jeunes c’est à hurler, et le souvenir est là, tapis dans les méandres de souvenirs d’enfance, entre Club Dorothée et Captain Choc’ de Vandamme, comme lorsque le Duke pose fièrement près de votre coucou.

Il reste cependant un coût à cette réjuvénation, entre 12 et 14€ pour décoller avec son hélicoptère, partir à la recherche de son enfance, et criser parce que cette visée est VRAIMENT A CHIER. Peut-être que les jeunes comprendront que l’histoire c’est aussi le respect, et que demain se construit avec hier.

Note Globale : 12/20

Par : Fox

Remerciements et Crédits : Konami, inXile Entertainment, VPCOM.

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