
Salutations.
Nous sommes en 2012 ! Ouais génial, encore une super année dominée par la crise économique, les fumisteries politiques et les mots doux de votre équipe de dégénérés made in AoG. Il est 4h07 alors que j’écris ces lignes, le 1er janvier de cette année, je ne relirai pas les fautes, je suis cuitas les bananas, mais mes patatos se portent bien, merci de le demander. Alors que je m’enfile quelques Cardhu et des Wilde Havanas offerts par La Patronne, notre Maîtresse à tous, les mots me viennent aussi vite que mes neuro-récepteurs se dégradent, autant dire rapidement et dans le désordre.
Un nouveau Rush de l’Enfer pointe son nez, et nous vous dirons très vite ce que l’on attend ou pas de ce cru 2012 de jeux et de machines, normal, on est un peu là pour ça. Mais aussi très vite va arriver cette foutue V3 de l’Enfer, maudite et reniée jadis par nos frileux concurrents terrifiés devant notre toute puissance de la Lose. Janvier va être pourri, je ne vous le cache pas les enfants, pas de jeux ou très peu, une gueule de bois pas piquée des hannetons vole vole qui vous tabasse la face comme une bifle pendant une soirée d’intégration, et puis de nouvelles aventures pleines de rebondissements dignes de la dernière saison des Feux de l’Amour.
Mon sang à moitié transformé par l’alcool vous la souhaite tout de même bien bonne, même si je sais pertinemment qu’il nous faudra tous lutter et élever nos voix et nos poings pour avancer dans le tumulte qui se prépare. En plus 2012 est selon les illuminés la dernière année de l’humanité, non pas le journal, nous, les humains, tas d’cons. Alors à 4h18, je vais signer avec vous un nouveau contrat, un pacte avec le malin, pas ce grand guignol fourchu, seigneur non, le vrai malin, celui qui réfléchit et pense avec deux coups d’avance. Vivons cette année comme si elle était notre dernière, une sorte de baroud d’honneur à la gloire de la vie, de l’amour, de l’honneur, et des petits plaisirs simples qui font ce que nous sommes. Laissez tomber les convenances, oubliez le sacerdoce de la servitude patronale, ne baissez pas les yeux devant les emmerdes et les vicissitudes du Destin. Levez la tête, regardez avec moi la myriade de possibles qui s’étale devant nous, ce n’est pas ce que nous sommes maintenant qui nous définit, seuls nos choix et nos actions font de nous des âmes immortelles au bout de la route.
Alors oui, ce sont de belles paroles balayées par les vents des réalités sociétales, mais je jette mon gant à la face de cette société qui rejette et déclasse les êtres d’exception. Je conchie les pouvoirs encrés dans leur suffisance, nous sommes un, nous sommes Legion, c’est à eux de baisser le regard devant notre volonté et notre pugnacité. Oui toi qui lit ces lignes écrites par un mec imbibé, toi qui rit devant le comique de mes mots, tu es l’acteur d’un théâtre de marionnettes sordide, et il ne tient qu’à toi de changer les choses et de poser les bases de ta vie. Je t’invoque, pouvoir ancien de la rébellion citoyenne, conscience oubliée par des années d’esclavage commercial, toi avilie par Cetelem et Sofinco, revient en mes semblables et expurge-les de leurs démons.
Oui d’habitude je te parle du site, de l’équipe, de jeux vidéo, des babioles futiles qui te divertissent autant qu’elles t’énervent. Mais je te parle aussi de toi derrière ton écran, embrumé par une tablée roborative ou un repas chiche et solitaire, seul dans le métro ou enfermé dans ta chambre d’étudiant, attendant fébrilement les partiels qui s’annoncent. Un célèbre amateur de cigare et de 12 ans d’âge a dit : « On vit de ce que l’on obtient. On construit sa vie sur ce que l’on donne. », alors donne, plus encore, vole, pas des biens matériels dont tu te foutras dans 15 jours, vole du temps, du bonheur, de la chance, de la force, vole à la Roue du Destin les instants de grâce qui manquent à ta vie, arrache-lui ce que tu désires le plus pour en faire ton royaume, et deviens le Roi de ton monde.
Sympathique programme que je te propose ici, plus facile à dire qu’à faire au demeurant, mais pas impossible. Ne cherche pas la perfection, car comme mon ancêtre disait : « Je tiens à mon imperfection comme à ma raison d’être », ce mec a changé son époque, à la seule force de sa volonté, et bordel il était moche, juif, et franchement gaucho sur les bords. Alors toi, modeste lecteur d’un type insignifiant, qu’as-tu à perdre à prendre en main ton destin, à conquérir ta vie tel Iskandar pour abandonner la richesse pour un rêve d’infini, pour le besoin essentiel de te sentir toi-même ? Ils sont nombreux, fantômes des villes et zombies des champs, êtres désincarnés dans le tumulte de la ruche, aveugles aux souffrances et hermétiques au courroux, petites créatures pathétiquement humaines et perdues dans le grand néant de que dois-je posséder pour être comme les autres. J’ai la réponse, tu as la réponse, et pourtant tu la nies comme un enfant pris la main dans le bocal à cookies. Tu n’es pas comme les autres, tu es unique, paria, génie, artiste, grouillot, forçat, commandant, tu es le grain de sable qui enraye la roue, il ne tient qu’à toi d’ouvrir tes ailes et de voler haut dans les cieux de ta vie.
Qui aurait dit un jour que j’écrirais ces lignes, moi l’insignifiant obèse caché du monde durant tant d’années, perdu dans les méandres de ses propres peurs, effrayé par la vie au bout de sa rue. Si j’ai un jour choisi la voie suicidaire de l’existence, tu devrais te démerder sans trop de mal, crois-moi, il ne manque rien à ton bonheur, si ce n’est la volonté de saisir la vie dans ta main et de la faire tienne. Aucune limite n’est posée, aucune loi n’est inviolable, aucune force n’est au dessus de cette volonté, celle qui te fait ressentir une liberté plus dense et plus immense que l’univers qui s’étend sous tes yeux. Il ne t’est pas nécessaire d’être argenté, il ne t’est pas nécessaire d’être connu, il ne t’est pas nécessaire de vendre ta dignité, mais il t’est nécessaire de trouver en toi la flamme qui brûle dans ton être. Amour, passion, devoir, honneur, justice, quelque soit le feu qui t’anime, s’il s’éteint tu perdras ce qui fait de toi un être à part entière, alors pour cette année qui se profile, si elle doit être notre dernière, fais brûler cette flamme comme l’étendard de ta vie, porte-la comme manteau de ton affirmation, et ne recule jamais devant les marchands du Temple qui te pousseront à fermer les yeux.
Je ne viens pas à toi pour te faire la leçon, je t’invective dans l’espoir de ta réaction, j’appelle de mes souhaits ta révolte, ta colère, qu’elle soit sourde ou explosive, mais qu’elle soit. Le silence est d’or, cet or est souillé du silence de ceux qui ont baissé les bras et clos leur paupières, la parole est d’argent, alors je l’ai prise pour en faire une épée rutilante et sacrée, afin de ne jamais recevoir les 30 deniers de l’infamie. Alors fais moi plaisir, bien que tu aies oublié ces lignes dans quelques heures, délaisse la facilité et la médiocrité de ce monde putride, vis selon tes principes, ta vision, avec ta conscience et ton honneur, car à notre époque ces derniers se perdent. Ne sois pas la fille de joie d’un monde qui t’écrase, ne tends pas la croupe pour recevoir la semence impie de ceux qui oblitèrent ta voix, regarde face à face les démons qui te tourmentent et tend la main pour saisir la rampe. Ne sois pas médiocre, ne sois pas concupiscent, ne sois pas serviable et corvéable à merci, cette vie n’est celle de personne, elle n’est qu’une vierge de fer qui t’écrase et te pourfend de ses pics, ouvre les bras et pousse vers l’extérieur.
Oui la vie n’est pas facile, les responsabilités et le poids des choix sont lourds à vivre au quotidien, je partage comme toi les conséquences de mes actes, mais un poids n’est qu’une vue de l’esprit, et une responsabilité n’est qu’un autre choix. 2012 sera bissextile, tu auras un jour de plus à vivre en cette année, il ne tient qu’à toi de faire de celle-ci ton année, celle de ton émancipation, de ta libération, et de ta volonté. Ma vision de l’avenir est limitée à ce que je veux bien voir, mais je sais que quoi qu’il advienne, si nous laissons passer notre vie comme le sable entre nos doigts, cette année sera notre dernière.
Alors vis, joue, fonce, hurle, chante, écris, parle, vote, donne, aime, et sois ici-même l’année prochaine, à 4h07, pour regarder avec moi un monde changé par la volonté d’un seul être, par la volonté de sa Legion.
Par : Fox


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