
Aaah, la Paris Games Week, ce salon, avec plein de gens tous plus pressés les uns que les autres pour pouvoir tester les derniers jeux vidéo que la plupart auront sous le sapin, ou plus tard. Bon, je pourrais rager facilement hein, parce que j’ai encore un peu trop mal à la tête avec ce caisson de basse de NFS The Run (mauvais, c’est dit) à fond qui m’a quasiment rendu sourd, mais non, je ne vais pas gueuler, parce que, j’ai joué à la PSVita. Et toc.
L’histoire du passe Trollface
La présentation de la PSVita était sans aucun doute un des gros points forts du salon, et la file d’attente était toute à son honneur – pour le vendredi, au grand maximum il aurait fallu attendre une bonne heure, et je pense que ce chiffre aura été dépassé le weekend. Sauf que pour quelques chanceux, l’attente pouvait être considérablement moins longue à condition d’avoir le fameux « passe coupe-file », pratique sans accréditations attitrées. Et, du coup, vous pouviez arborer un sourire malicieux en passant devant ceux qui auront dû attendre 1h et des poussières :
Oui, bon. Après ce petit troll et après avoir pu éviter des jets de canettes et de chapeaux Sonic, j’ai, mélangé à un groupe, pu rentrer dans ce petit préfabriqué. Avant de pouvoir poser nos mimines sur la PSVita, on a droit à la petite vidéo d’intro des familles présentée par une charmante demoiselle. Bon alors me demandez pas, j’ai rien retenu de la présentation, à part le mot « Révolutionnaire », sans cesse répété. Je crois que l’esprit de Steve Jobs est déjà parti chez certaines personnes, toujours est-il que cette intro présente ce qui est déjà connu de la console. Ah si, à un moment, on nous demande ce que voulait dire « Vita ». J’ai failli répondre « chanteuse moisie » mais je pense que j’aurais eu l’air d’un con. Bref. A la fin de cette intro la charmante présentatrice nous distribue les cartes sur lesquelles sont inscrites les noms des jeux présentés. Je m’en suis sorti pas trop mal, ma carte ayant le nom « Rayman Origins ». Ouais parce que j’aurai gueulé sur Virtua Tennis hein. Et là, ça y est, on peut se palucher sur la console portable dans la prochaine salle, joie !
La Bayte
C’est donc parti pour 12 minutes pétantes de jeu. Le problème d’être tombé sur Rayman Origins, c’est qu’étant donné qu’il s’agit d’un platformer 2D multi-plateforme (sic…), les possibilités de la console n’étaient pas toutes exploitées, comme le touchpad dans le dos de la console ou bien l’équivalent du SixAxis. De mémoire, c’est géré sur Uncharted et WipeOut 2048 (les jeux first party évidemment), mais sur Rayman Origins je ne pourrais me prononcer plus en détail dessus. Sachez que ça existe et du peu que j’en ai vu, cela peut être sympathique.
La console elle-même est un poil plus grosse que la PSP mais se tient plutôt bien en main. Son design est à mon avis pas dégueulasse du tout (les goûts et les couleurs vous savez…), mais le petit reproche à faire sont sur les boutons que je trouve un peu petits. De mémoire, ils doivent faire deux tiers de ceux de la PSP en diagonale. Les sticks sont un peu petits aussi, mais j’ai probablement de trop grosse paluches, et je ne peux juger correctement au niveau confort sur cette dizaine de minutes de jeu.
Graphiquement le jeu est très proche des versions ‘PS360′ en démonstration non loin. Cependant il ne faut pas perdre de vue que Rayman Origins est un jeu 2D dans le style Paper Mario, ce qui doit édulcorer les propos sur les graphismes. Le jeu lui-même est très mignon à voir même si j’aurais préféré voir des jeux 3D de plus près. Sur Rayman, mes yeux de myope absolu ont quand même vu une qualité similaire au Retina de l’iPhone, ce qui est très encourageant.
Une des bonnes exploitations du jeu est la possibilité de zoomer/dézoomer. L’écran frontal est en effet multitouch, tout comme l’iPhone et comparses Androïd, et il suffit de faire le même geste de « pincement » – comme le zoom/dézoom de l’application Photos de l’iPhone. C’est du coup très pratique pour pouvoir voir au loin et anticiper l’arrivée des ennemis.
Sur le jeu lui-même, à priori on part sur de l’indispensable pour tout fan de platformer 2D. Le jeu est beau (déjà dit), la maniabilité, certes classique de facto, est bonne (tout de même à mesurer sur le long terme avec la Vita), et la difficulté semble assez relevée pour celui qui tentera le 100%. Trois niveaux étaient disponibles sur Vita, différents des versions de salon – Forêt, Désert, ma mémoire pourrie m’empêchant de me souvenir du troisième. Un mode Ghost était jouable, dans le pur style contre-la-montre des jeux de courses.
Croyez-le ou non, 12 minutes, c’est court, trop court, et il va falloir attendre 4 longs mois avant de pouvoir claquer quelques brouzoufs sur la console, la sortie étant prévue le 22 février 2012. Il y a, pour moi, de très fortes chances que je la prenne day one de mon côté, même si j’ai un peu peur sur la concurrence acharnée des smartphones sur le long terme. Dans tous les cas, les fans de la PSP ne seront certainement pas déçus par la nouvelle console de Sony.

Narpouf : Après une bonne file d’attente et un tirage au sort pour savoir à quoi j’allais jouer (afin d’éviter que tout le monde ne se rue sur Uncharted), j’ai enfin pu poser mes doigts délicats sur la dernière née de Sony.
Au programme pour moi: des minis jeux. Super. J’ai commencé avec un fantôme qu’il fallait diriger au moyen de la fonctionnalité six axis de la console à travers un couloir pour le faire avaler une bombe qui menaçait ses amis. Tellement prenant et difficile que j’ai pu discuter d’Alan Wake avec le mec sensé me présenter la console. Achievement unlocked.
Autre mini jeu: une boule à faire rouler vers un tourbillon à l’aide du touch screen arrière. Verdict : il répond très bien, rien à redire là-dessus, par contre, vu la position qu’il faut prendre avec la main, je me vois mal l’utiliser dans un jeu « normal » qui requiert d’utiliser les autres commandes.
Sinon, la console en elle-même est très légère et très fine. Un bien bel objet ma bonne dame.
Angelus : C’est un bien bel objet que nous propose Sony. Légèrement plus grande qu’une PSP Fat, un poil plus fine, et presque aussi légère qu’une PSP Slim, on sent que la firme japonaise a travaillé l’ergonomie de sa nouvelle console pour ne pas renouveler l’échec qu’était la PSP.
Tout tombe naturellement sous les doigts, pour les petites et les grandes mains, les sticks sont de bonne facture (quoiqu’un peu souples) et les boutons ne sont ni trop petits, ni trop grands !
J’ai pu tester deux jeux : Wipeout 2048 et Rayman origins.
Graphiquement, Rayman est aussi beau que sur Xbox 360 (et même temps, ce n’est pas un modèle technique, même si la direction artistique est à tomber !). Le gimmick PSVita apporté au titre est de zoomer et dézoomer d’un pincement de doigts sur l’écran (mouvement bien connu des utilisateurs de la pomme). Le gameplay est identique à la version console de salon, c’est fluide, c’est le jeu de l’année (je sais, je ne suis pas objectif …)
Wipeout, lui, est très proche de ce que l’on retrouve sur ps3. Graphiquement parlant, c’est un peu moins détaillé que wipeout HD/Fury, mais c’est super fluide et ça va à 100 à l’heure dans une ambiance musicale toujours aussi électro. Avant le départ de la course, on a la possibilité de prendre une photo de soi (qui servira certainement à montrer la tronche, ou autre partie du corps – graou-, du gagnant en fin de course multijoueurs)
Bref, on a joué à la PSVita.
Par : F-Cee, Narpouf, Angelus
Remerciements : Trollface, Sony, Paris Games Week, UbiSoft.
Crédits Photo : Narpouf pour Artofgaming.fr




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