
Nous y voilà, le test de Fanboy de l’année, second volet de cette semaine spéciale Gears of War 3. Vous le savez, nous sommes friands de cette série qui depuis 5 ans a su se faire une place dans l’univers de la simulation de mort à la troisième personne. Nous étions fébriles à l’idée d’être déçus ou de ne pas retrouver le sentiment d’adrénaline des premiers opus, et après un mois de Bêta acharnée et nos rapports du front, nous étions plus confiants, mais pas entièrement satisfaits. Pour ne pas vous faire un article qui inclurait énormément de données, le test sera suivi cette semaine par deux dossiers complets dédiés aux modes en coopération et au multijoueurs, ainsi qu’aux réglages avec une aide jeu maison réalisée sur le terrain.
Nous sommes 2 ans après la chute de Jacinto, le dernier bastion de l’humanité. Les survivants de Sera sont devenus nomades et parias, abandonnant le continent pour chercher asile ailleurs, chassés par les Locustes et la nouvelle race des Lambents. Le monde est sur le point de disparaître, l’espoir est mince, mais un message d’Adam Fenix change la donne. On peut tout arrêter et se donner un avenir. Il est l’heure pour les Deltas de revêtir leurs armures et de prendre les armes, le dernier baroud d’honneur des hommes commence maintenant.
Myrrah Belle
Si Gears of War 2 utilisait déjà fort bien le vieillissant mais surpuissant moteur Unreal Engine 3, Gears 3 lui rend un justice sans faille. L’époque des souterrains est révolue, place à des couleurs et des jeux de lumières, du vivant. Les décors très variés passeront du très classique et froid de l’esprit Gears 1 à des niveaux rappelant Enslaved, qui avait fait cracher ses tripes au moteur dans son utilisation des couleurs et des teintes. Par moments d’un rare beauté, les décors n’ont pas à rougir et montrent une fois encore qu’Epic sait jouer avec son bébé. Révision complète des personnages, arrivée de nouveaux protagonistes dont Clayton Carmine, chacun présente la fatigue sur son visage et son armure. La vie nomade n’a pas été de tout repos pour les Gears, leur physique a changé, ils sont moins sûr du lendemain et ça se voit sur leurs visages. La Horde Locuste a elle aussi souffert de ces deux années, de nouveaux soldats ont fait leur apparition. Tout le design des personnages a été revu à la hausse, les textures sont plus poussées, comme pour les décors, on frôle le sans faute. Mais, car il fallait bien un mais, l’on notera parfois des scripts trop visibles, souvent dans des séquences de rail shooter ou lors d’objectifs précis et des petits problèmes de respawn en arcade. Pour le reste GoW 3 place la barre haut et se veut accompli sur tout les points.

Marquant de le dernier épisode de la saga de Marcus Fenix, la bande son devait servir au mieux les moments épiques et les passages plus critiques. Encore une fois c’est un beau carton plein, les thèmes sont forts, même si entendre la version instrumentale de Mad World par Gary Jules m’a laissé en boule dans un coin à sangloter. Car oui, même sous leurs plastrons, il y a un cœur chez ces badass de Gears. Le point faible réside dans les doublages Français qui sont parfois inégaux, notamment chez certains personnages secondaires, mais une fois passé en V.O, tout s’arrange. Les sons généraux, bien que tirés en grande partie des anciens opus, ont été revus et corrigés pour s’entendre mieux et sur de plus grandes distances, il est encore plus facile de jauger où se trouvent les ennemis, quel que soit le mode.
Symphony Of The Knights
Les badasses de chez Epic ont mis le paquet pour ce dernier épisode des aventures de Marcus et de ses compères. Ouvrons grand les cartes, mettons le paquet dans les épices, secouons avec de vrais moments de bravoure, le tout pour contenter les anciens et les nouveaux venus. Loin des séries qui se contentent de copier/coller les recettes à succès pour nous offrir des saucisses aux herbes d’un goût parfois douteux, Gears Of War 3 s’émancipe de ses aînés en élargissant ses modes de jeu pour se diviser clairement en deux catégories, coopération et multijoueurs.
Nous l’attendions, la campagne en coopération à 4 est simplement d’un bonheur parfait, fini de souffrir les décisions parfois douteuses de bots capricieux, deux frères d’armes de plus peuvent enfin soutenir vos actions et vivre l’aventure avec vous. Les difficultés recrue et normal sont plus accessibles aux débutants et aux joueurs qui n’ont pas forcément écumé les mers de sang des premiers opus, tout en permettant aux plus chevronnés de se faire une sessions promenade avec quand même des surprises. Le mode vétéran conviendra parfaitement aux Gears décorés pour débloquer le mode dément qui offre des changements de taille. Dément, le mot est on ne peut plus juste, car en solo comment en coopération à 4, c’est une véritable déculottée dès les premiers instants, même pour des vieux de la vieille.

S’inspirant largement de son confrère exclusif 360 Halo, GoW 3 ajoute un nouveau mode de jeu en campagne, l’arcade. Vous pourrez jouer dans ce mode comme en campagne classique, mais avec deux points importants, le scoring, et des respawns. Parfaitement, votre mort ne pénalisera pas toute votre escouade, d’autant que dès l’acte 3 un seul coup de Pistolet Boltok peut vous envoyer ad patres. Vous devrez attendre une vingtaine de secondes avant de réapparaitre, revenant en combat pour soutenir vos frères et nettoyer le monde des vermines Locustes et Lambents. L’arcade s’avère être le seul mode où jouer en dément est relativement confortable, lorsque l’on sait qu’il est fréquent de voir 3 de ses compères tomber en même temps, avoir un soldat en back up rend de suite les choses plus aisées. Petit problème à rectifier, les respawns sont parfois complètement flingués, pouvant même se bloquer et vous faire perdre votre avancée dans un chapitre, nul doute qu’un patch corrigera cela très prochainement.
Très agréable en jeu, Gears 3 l’est aussi dans son paramétrage. Inspiré par les FPS cher à Cliffy B comme Unreal Tournament ou Call Of Duty, de fins réglages de sensibilité son enfin disponibles, permettant à chaque joueur de peaufiner vue, visée et zoom selon ses préférences. Ce n’est certes qu’un détail pour beaucoup, mais il donne l’accès à un confort notable à tous, chacun ayant des préférences ou des habitudes bien ancrées. Plus fluide et rapide que Gears of War 2, Gears 3 se rapproche dans sa maniabilité du très nerveux Gears 1er le Saint, mêlant le meilleur des deux écoles pour donner sensations et stabilité dès la première prise en main.
Ashes To The Wake
Le multijoueur est bien sûr de retour, avec cette fois un tout nouveau netcode et des serveurs dédiés, garantissant stabilité et plaisir à tous. Je reviendrai dans la semaine sur ce point particulier lors du dossier sur les multis coopératifs compétitifs, avant tout présentation et délectation.
Pour ceux qui aiment sentir l’adrénaline des combats effrénés entre l’homme et la machine, deux modes coop sont disponibles, Horde V2 et Bestial. La Horde, mode coopératif par excellence était une nouveauté de GoW 2, elle revient à présent sous une nouvelle forme, plus stratégique et encore plus épique. Il ne sera plus question de tenir quasiment nus sur une carte multi face à 50 vagues de Compagnies Locustes et de Lambents Wilson, la Horde V2 vous donne de quoi vous défendre. Vous devrez créer votre base sur l’un des nombreux points disponibles sur chaque carte, et construire défenses et tourelles grâce à l’argent offert au départ. Chaque ennemi vous fera gagner de l’argent, argent que vous investirez dans la réparation et l’amélioration de barrières, tourelles, canons fixes, ou leurres. Travailler sur un élément vous fera gagner de l’expérience dans sa catégorie, il y a 8 niveaux à monter pour chaque élément de combat, alternant upgrade et réduction de coût. Vous commencerez avec une simple herse, mais en travaillant cet élément spécifique, vous pourrez atteindre la terrible et solide barrière laser, un allié de choix. Il en va de même pour chacun des 5 éléments de la carte, le dernier non cité étant le Silverback, cher mais pourtant tellement utile.

L’autre mode coop est une totale nouveauté, et accessoirement l’une des meilleures idées de multijoueurs jamais eue, je parle bien-sûr du mode Bestial. Vous en avez bavé sur la Horde, souffrant les assauts incessants de ces pourritures ? Devenez Locuste, et vengez-vous lors de ce mode court sur 12 vagues. Vous commencerez avec peu d’argent et un choix de Locustes limités, Tickers et Tickers Sauvages, Butcher, Rebus, Soldat Locuste, et vous devrez détruire les fortifications ennemies et tuer la résistance humaine pour gagner de l’argent. Les derniers niveaux ouvrent les vannes de la folie puisque vous aurez peut-être le plaisir d’incarner une Berserker, à la seule condition d’avoir assez d’argent pour vous l’offrir. Terriblement fun de par sa vitesse et ses possibilités, ce mode fait aussi un force de sa rapidité. En effet vous n’aurez qu’à libérer une trentaine de minutes pour terminer ce mode, parfait pour de petites parties rapides en sortant du boulot.
Le multi compétitif est aussi à l’honneur, avec le retour des modes qui ont fait la gloire et la détestation de Gears, avec un petit frère découvert lors de la Beta, le Team Deathmatch. Après avoir écumé le multi de Gears 2 et souffert l’enfer du netcode merdique dont il était première victime, l’assurance de serveurs dédiés promettait équilibre et cassage de bouches en règle, quand on ne peut plus tricher comme un sale, on a la monnaie de sa pièce. La stabilité promise et là la plupart du temps, c’est jouable, rapide, violent, mais par moments le spectre netcode de deurm pointe le bout de son nez et l’enfer s’abat sur vous. Ce chapitre sera abordé avec précision dans le dossier multi de vendredi. Ce multi est tout de même le meilleur de la série, tant en stabilité qu’en plaisir de jeu, seul reproche, la taille conséquente des cartes n’est pas toujours des plus faciles lors de parties privées en nombre restreint.
Band Of Brothers
Une dernière nouveauté fait son entrée dans ce Gears 3, les Mutators. Semblables aux crânes de Halo, ces bonus et malus devront être déverrouillés en gagnant certaines médailles ou en réussissant des actions ou des succès précis. Il y en aura pour tous les goûts, bonus de puissance, balles illimitées, mode rires enregistrés, il faudra parfois farmer tel un prisonnier Chinois pour avoir le droit d’utiliser ces précieux Mutators. Mais le jeu en vaut parfois la chandelle puisqu’ils seront disponibles dans les modes Arcade et Horde.
Dernier acte de la trilogie, Gears 3 marque la fin de 5 années de lutte pour les soldats du monde entier. C’est ici que le chemin de Marcus, Dom, Cole et Baird s’arrête, après avoir enduré autant, nos Deltas ont mérité une fin grandiose, et Epic leur a rendu justice. La rythmique ne laisse pas de repos au joueur, c’est carré, fort, et même si leurs bras sont gros comme vos cuisses, c’est humain. Nombre ont argué que parce qu’il n’étaient que des guerriers brutaux et déjantés, les personnages n’avaient pas d’âme, mais premiers étaient ils à s’extasier devant Inglorious Basterds ou The Expandables. Certes série B assumée, l’histoire de nos Gears donne néanmoins les sensations et permet l’identification. Stable et prenant du début à la fin le scénario baisse le rideau sur un jeu qui aura teu en haleine beaucoup d’entre nous.
Il est difficile de donner une durée approximatives de jeu sur Gears Of War 3, une petite dizaine d’heures pour le solo, une infinité en coopération et en multijoueurs, la Horde et le Bestial étant déjà les chouchous des fans de l’amitié virile sous les balles.
Notation :
- Graphismes : 18/20
C’est bigrement beau, stable et bien fait, un peu scripté, quelques petits défauts à patcher, rien de grave.
- Bande son : 18/20
Des thèmes solides qui portent bien l’ambiance, une VF pas toujours parfaite, la VO est là pour la remplacer au pire, et un sound design de grande qualité.
- Gameplay : 19/20
Un solo qui envoie du bois, des modes coop et multi de haut vol, Epic is Epicness.
- Scénario : 16/20
Certes un scénario de série B, mais un bel hommage et une justice bien rendue aux personnages fétiches d’Epic Games et Microsoft.
- Durée de vie : 18/20
Solo qui ne se termine pas en 4 heures, un large choix de modes, de quoi s’amuser vraiment pendant des mois voire plus.
Note Finale : 18/20
Gears Of War 3 réussit là ou bien d’autres titres ont échoué, à savoir garder une ligne directrice et aller crescendo pour satisfaire les joueurs. Cette trilogie entre désormais dans le Panthéon des jeux de légende, ceux qui feront de vous des frères, jusqu’à la fin. Ce n’est pas un adieu, les légendes ne meurent jamais.
Par : Fox
Remerciements et crédits : Epic Games, Microsoft.


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