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Enfin le retour du Hack’n Slash pur et dur sur nos consoles de salon. Il aura donc fallu attendre un peu plus de 2 ans pour voir Torchlight se porter sur nos bécanes. Héritier de la série Diablo, Torchlight est néanmoins moins gore et obscur que son illustre parent, l’équipe de Runic Games ayant tablé sur un univers plus cartoon. Pour 1200M$P vous pourrez découper du monstre et découvrir le grand donjon sous-terrain du monde de Torchlight s’étalant sur 35 niveaux. Bien sûr le crafting et autre loot sont de la partie et la course à l’armement sera le nerf de votre guerre. Vous pourrez choisir entre 3 classes distinctes mais classiques, Guerrier, Mage et Archer, mais vous ne serez pas seul dans vos combats puisqu’un familier vous accompagnera tout au long du jeu. Loup, Lynx ou drôle de bestiole mi-Dragon mi-Dinosaure, votre Pet vous servira de coffre mobile autant que de bête de guerre.

Bien que 2 ans se soient écoulés depuis la sortie PC sur Steam, le jeu est graphiquement honnête et ne souffre pas de bug majeurs. Quelques ralentissements et de menus retards d’affichages sont les seuls problèmes que vous pourriez rencontrer en jeu. La partie gameplay passant du combo clavier/souris au pad en inquiétait plus d’un, c’est une adaptation agréable quoique pas forcément facile à prendre en main au début pour les novices du genre. Les menus sont clairs et lisibles mais manquent quelque peu d’ergonomie, le jeu n’ayant pas du tout été créé dans une optique de portage console au départ. Cependant, on s’habitue vite à ranger un peu ses coffres, à charger sa mule pour s’alléger et à regarder ce que l’on revend.

L’aventure est prenante plus par son gameplay que par son scénario qui se résume à une ligne : Un méchant fait du mal, combattons le méchant, mais les missions annexes d’exploration et le ‘donjon infini’ ouvert une fois le jeu terminé remplissent aisément les besoins de massacre et de mort des consoleux. Pour une durée de vie d’une vingtaine d’heures sans compter les donjon spécial, le jeu offre qualité et quantité pour un prix raisonnable au final. Gros bémol, le portage n’a pas amené de coopération online, ceci étant réservé au deuxième opus prévu pour cette année sur Steam, néanmoins, il sera tout même sympatique de se plonger dans la chasse aux démons d’Embre.

L’univers mêlant Médiéval et Steampunk se voit porté par une musique sortie tout droit de Diablo I et II, des thèmes chers à mon cœur qui parfois contrastent avec le monde de Torchlight, plus moderne en apparence que celui du grand D.

À noter que ce portage peut servir de test l’arrivée sur console de Diablo III que je prophétise depuis presque 2 ans, une interface améliorée et une ergonomie plus poussée sont deux chose totalement réalisables. Ajoutons qu’il ne fait aucun doute que le jeu remporterait un franc succès et mangerait pas mal de concurrents s’il s’aventurait sur ce terrain délaissé depuis trop longtemps.

Torchlight est un excellent divertissement même s’il ne se partagera pas en ligne, pour 1200M$P le rapport qualité/prix et le plaisir en jeu sont tout à fait corrects, à faire maintenant, ou cet été après le rush des blockbusters.

Note :

4/5

Par : Fox