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Just Cause est un GTA like particulier dans le paysage, une bouffée de folie furieuse qui a su trouver son public malgré de nombreux défauts. Sorti dès les débuts de la 360 et aussi sur sa grande sœur, Just Cause a démontré une volonté d’extrême et de n’importe quoi, avec un gameplay malheureux certes, mais une ambiance diablement cool et amusante. Eidos est aujourd’hui une parente proche de Square-Enix, et Avalanche Studio a pris bien en main la construction de ce nouvel opus, ne visant qu’un seul objectif, le fun avant tout.

Vous êtes Rico Rodriguez,  ‘‘Le Scorpion ’’. Votre job, renverser des gouvernements, libérer des populations opprimées du joug tyrannique de leurs dictateurs, et faire du business avec la guérilla locale. En gros, vous êtes un authentique produit Made In C.I.A, un fouteur de merde professionnel qui fait son travail avec beaucoup d’entrain.

Votre mission sera de comprendre la difficile géopolitique de l’île de Panao, dirigée d’une main de fer par Baby Panay, fils de l’ancien président Pandak Panay, mort dans un tragique accident organisé. Baby Panay n’est pas un poisson, mais il sait nager dans tous les courants qui lui sont favorables, et cette fois-ci son courant actuel l’a poussé à envoyer l’Agence brouter ailleurs. Un de vos amis était là bas, il est considéré comme  déserteur et traître, vous allez devoir lui faire la peau. Mais avant tout, il vous faudra apprendre l’histoire complexe de la Dynastie Panay… Oh rien à foutre, 2 pains de C4 sur sa bagnole et ça sera réglé, on a un barbecue à 18h.

Des Bugs Graphiques ? Rien à Foutre !

Just Cause 2 a bénéficié d’une belle réalisation générale, à tel point que l’archipel est une vraie carte postale. Le design des personnages est assez variable, Rico est certainement plus beau et appliqué que les autres, mais dans l’ensemble, c’est très acceptable. Les nombreux véhicules ne font pas tache dans le paysage, du scooter à l’avion de chasse, chacun d’eux a reçu une attention propre. Les bâtiments sont quant à eux plus classiques, il ne sera pas rare de voir des bases dont le level design diffère mais qui ressemblent trait pour trait à une autre. Mais honnêtement, s’arrêter à cela serait une idiotie sans nom. Le level design est soigné, le monde très ouvert de J.C.2 a permis toutes les excentricités, de la base archipel à l’aéroport accroché à une falaise. Le monde est totalement ouvert, ainsi dès les premières minutes, vous pourrez aller flirter avec tout l’archipel de Panao, fait assez rare dans le genre. Peu d’intérieurs sont à noter, mais rien à foutre, avec ce soleil, on ne va pas rester dedans. De nombreux bugs d’affichages sont à déplorer, des hélicos sans hélices, des tourelles qui flottent, des bateaux en plein milieu d’une île, mais là aussi, rien à foutre, l’île est assez grande pour ne jamais les croiser dans une partie.

La bande son de Just Cause 2 est son parent pauvre, les doublages sont vraiment passables voire risibles, et encore plus si vous décidez de mettre les voix en Anglais. Si vous le faites, attendez vous à une bonne tranche de rire. Les musiques du jeu son de bonne facture, mais un peu absentes à certains moments du jeu, ce qui est parfois un manque. Les sons généraux sont basiques, mais ils mettent bien dans l’ambiance lors des combats. Par contre, lors des séances de cascades, lorsque vous passez au dessus ou sur le capot d’un véhicule, le bruit du moteur disparaît pour laisse la place aux sons ambiants, c’est dommage.

C’est Répétitif ? Des Actions WTF ? Rien à Foutre !

Le gameplay de J.C.2 est un classique du genre pour sa base, agrémenté d’une dose massive de piment fort. Tout se joue en vue 3ème personne, positionnée plus ou moins près selon vos préférences, comme un vrai GTA Like. Nicko Bellic peut prendre ses guêtres de sans abri Ouzbek et aller faire la manche, Rico est un demi dieu, un surhomme, un super héros, un enfoiré, ce que vous voulez, mais il a la classe. Les développeurs ont repris le grappin de Just Cause, mais non contents d’en avoir fait un accessoire disponible en permanence sur son bras, ils en ont fait un jouet démoniaque. Rico se fout de tout, cascades impossibles, car jacking improbables, il peut tout faire. Prenez un hélico, partez en goguette à 4000 mètres de hauteur. Admirez la vue splendide, prenez le frais, et jetez vous de votre taxi volant. Une chute épique s’offre alors à vous, vous contrôlez sa vitesse de descente en modifiant son assiette, ouvrez ou fermez votre parachute quand vous voulez. Là où notre Belliqueux Ruscov commencerait un Notre Père avant de s’écraser comme un étron sur le macadam, Rico fait fi de la gravité et lance son grappin vers le plancher des vaches pour se poser avec classe, un peu comme un Iron Man sans son armure. Isaac Newton ? Rien à foutre, Rico est au dessus des lois, même de celles de la physique.

Le grappin est l’axe de gameplay qui rend Just Cause 2 si jouissif. Toutes les possibilités vous sont offertes, attacher un mec à une bombonne de gaz et tirer dedans pour le voir décoller, voler un avion de chasse en vol, suspendre vos ennemis au plafond, le grappin peut tout faire. Ce simple accessoire permet de littéralement péter un câble pour donner au joueur un maximum de plaisir. Pour comprendre cet axe, il faut voir le monde comme une salle de gymnastique où tout est possible. Vous pourrez faire le jeu sans jamais marcher ou courir, juste en tirant le grappin pour glisser avec classe vers votre point de chute. Vous pourrez la jouer Predator en passant d’arbre en arbre et bondir sur vos ennemis, ou juste faire du parachute ascensionnel peinard dans les montagnes enneigées.

Bien sûr ce choix de gameplay sandbox sert un but, et celui-ci est le plus simple du monde, vous divertir. J’entends déjà les biens pensants, les fanas de l’ultra réalisme de droite et les labradors, ils s’écrient tous en cœur ‘‘Mais c’est une honte, ce n’est pas réaliste !’’ Rien à foutre. Just Cause 2 n’est là que pour vous faire poser le cerveau et vider vos tensions internes, un massage périnéal de votre système nerveux juste pour la bonne cause. Le milieu a besoin de jeux différents, du grand jeu sensitif mature au hack & slash le plus débile, et Just Cause 2 arrive à point nommé.

Des Dizaines De Missions Suicide ? Hell Yeah !

Le gameplay est composé de différentes missions, celles de l’Agence, celles des Factions, et les annexes.

- Les missions de l’Agence feront avancer l’intrigue du jeu, vous permettant d’en apprendre plus sur vos objectifs, de découvrir ce qui se trame en sous main, et de vivre de grands moments de n’importe quoi Michael Bayiens.

- Les missions de Factions sont légèrement différentes, elles vous offriront la possibilité d’aider les différents groupes armés qui combattent l’oppression. Vous y gagnerez pas mal d’argent, du respect, et différents bonus qui auront leur utilité en avançant dans le jeu.

- Les missions annexes sont composées de défis, courses, récupération d’objets et cascades à faire en toute liberté, vous y gagnerez quelques bonus intéressants, mais surtout vous prendrez parfois un gros pied.

Pour obtenir toutes ces missions, il vous faudra vous plier à une seule règle : Générer du Chaos. Et comment génère-t-on du Chaos ? En faisant péter un max de trucs mon enfant.
En effet, Rico ne fait pas dans la dentelle de Calais, Monsieur est un fouteur de merde professionnel, un dur. Sur une échelle de destruction de 0 à 100, Rico est à 666. Tout le jeu est là pour vous aider à vous défouler. Du simple sabotage de station de pompage à la destruction consciencieuse d’une base au véhicule blindé, tout a été pensé pour que vous laissiez libre cours à vos pulsions. Prenez un hélicoptère, ses munitions sont illimitées, bon, et bien c’est pour vous aider à tout péter avec classe, surtout lorsque Rico fredonne ‘‘La Marche Des Valkyries’’ de Wagner.

Une fois suffisamment de bases et autres plateformes pétrolières en ruines, vous pourrez accéder tranquillement aux missions suivantes, et avancer dans l’histoire.

Côté armement, vous n’êtes pas à la rue. Pistolets, canons sciés, mitraillettes, fusil d’assaut, pompe, mitrailleuse, grenades et autres pains de C4, Rico est bien équipé. Pour obtenir tout ceci, rien de plus simple, tuez des militaires, piquez-leur leurs flingues. Mais un petit bonus sera votre carotte dans l’avancée du jeu, les améliorations. Panao est truffée de pièces d’armes, de véhicules, et d’armure pour booster votre équipement ainsi que votre vie. Tout sera disponible au fur et à mesure du jeu, via le menu d’achat en appuyant sur bas et Y. Vous pourrez upgrader votre équipement sur 5 niveaux et ainsi frapper plus fort et plus longtemps, mais toujours avec classe. Tout ceci vous coûtera des ronds, mais no problemo pendejo, Chaos iz Money ! Donc plus de boom = plus de thunes, détruire plus pour gagner plus en somme…

Je vais devoir jouer 80 heures ? Rien à Foutre !

L’histoire de Just Cause 2 est un bon nanar Américain, léger et totalement déjanté, il se fait vite oublier lorsque le joueur part en voyage. Il sait cependant vous rattraper et frapper juste sur des scènes introduisant les missions de l’intrigue, et lors des cut-scenes de combat. Cliché à souhait, n’y cherchez pas une critique sur l’américanisation des pays en voie de développement, ici on en a rien à foutre, on privilégie le fun et l’humour un peu bête à la prise de conscience sociologique. Un petit cadeau a été caché sur l’archipel, au Nord Ouest. Les développeurs y ont créé une île hommage à la grande série Lost, je vous conseille de la visiter en avion…

Il vous faudra entre 50 et 80 heures pour entièrement terminer Just Cause 2. Le nombre important de défis et autres missions vous feront rentabiliser votre investissement. Le mode histoire se pliera en une petite trentaine d’heures, mais je gage que vous ne pourrez vous tenir à enchaîner celles-ci, vous tomberez dans la spirale Chaos comme tout le monde.

Imparfait mais diablement efficace, Just Cause 2 sait proposer une expérience de jeu amusante et décalée, loin du classique GTA Like. Ses nombreux petits défauts se trouvent facilement effacés par le fun produit par les possibilités du gameplay. Un jeu à avoir pour poser son cerveau.

Notation :

- Graphismes : 16
Beau mais pas très bien stabilisé, Just Cause 2 propose un voyage bien agréable.

- Bande son : 15
De nombreux défauts qui ne sont pas irritants, mais qui font un peu tache, des doublages passables mais drôles.

- Gameplay : 16
Je suis un grappin, je pense grappin, je vis grappin. Un peu rigide mais rien à foutre, j’ai un grappin.

- Scénario : 13
Limité mais rien à foutre, j’ai renversé un pays en faisant tout péter, et avec classe.

- Durée de vie : 17
Trop de choses à faire, trop de délires à tenter, trop de missions à finir, vous n’êtes pas sortis de l’auberge.

Note Finale : 15/20

Just Cause 2 est le plus gros bordel organisé sur console depuis longtemps. Oui il n’est pas parfait, loin de là, ce n’est pas l’ultime jeu de l’année, mais la rédaction n’en n’a rien à foutre, tu achètes ce jeu, tu pètes tout, et tu reviens nous voir avec la banane. Achète Hombre !

Par : Fox

Credits images : www.justcause.com