![]()
En ce beau week-end, je vous emmène en ballade, j’espère que vous aimez le sang, la sueur, et les barges !
Soyez les bienvenus sur Pandore, terre magnifiquement désertique et aride, joyau de désolation, et royaume des fous. Je suis Fox, votre guide touristique et votre seul contact sain d’esprit sur cette planète, ou pas…
Tout commence dans un bus miteux, sur une route toute aussi miteuse et chaotique. Le chauffeur, un mec un peu bizarre et du genre causant vous présente les personnages, choisissez votre Héros :
- Lillith La Sirène : Rapide et agile, Lillith dispose de nombreuses capacités liées aux éléments et au combat rapproché. Aussi somptueuse que mortelle, vous ne la verrez jamais venir.
- Roland Le Soldat : Armé jusqu’au dents, il est aussi à l’aise au combat qu’au soutien. Un vrai couteau Suisse qui crache des balles et qui régénère la santé, tout en se protégeant derrière sa tourelle.
- Mordecaï Le Sniper : Fin et élancé, il vous tuera à bonne distance dans un silence religieux, ou son aigle viendra vous chercher dans votre cachette pour vous arracher les yeux.
- Brick Le Furieux : Avec lui, pas besoin de réfléchir, on rentre dans le tas et on écrase, ou alors on se pose et on explose, une vraie brute ce monsieur.
Une fois choisi votre personnage, vous commencerez l’aventure. Une mystérieuse jeune femme Ethérée vous parle dans votre communicateur ECHO. Elle vous demande de l’aider pour retrouver l’Arche, un trésor abandonné par le Peuple Eridien, une légende pour les chasseurs de trésors. Alléché par l’appât du gain, ou simplement curieux d’en savoir plus, vous avez accepté sa requête et partez en quête. Vous voici dans la Ville Fantôme de Fyrestone, dans les Badlands, votre Quête commence…
Mix réussi entre différents genres, Gearbox nous propose un genre hybride de FPS / Hack’n'Slash/ RPG, et on peut dire que la sauce a un goût sableux, mais digeste.
Borderlands est un FPS, il en a le goût, l’odeur, la nervosité, mais il est bien plus. Il emprunte au Hack’n'Slash son côté ‘agro’, sa chasse à l’expérience et aux objets en tuant des hordes de monstres sanguinaires. Le RPG lui apporte ses niveaux de personnages et ses arborescences de capacités, le mélange prend bien. Cohérent, il permet de toucher un large public de joueurs sans délaisser les Hardcore et les Puristes, simple et efficace, il permet de ne pas se prendre la tête et d’apprécier le voyage.
Toi T’as Pas L’odeur D’un Skag !
Borderlands revient de loin graphiquement. Il y a de cela quelques mois, il était voué à la poubelle graphique tant il était loin d’une quelconque réussite. L’équipe de Gearbox a alors pris le pari dingue de tout refaire, et le résultat frappe la rétine. Ne voyez pas là de Cel Shading, il s’agit là d’une méthode un peu différente. Celle-ci prend pour base des peintures, qui une fois scannées sont numérisées et appliquées, l’effet est détonnant. L’univers est donc un Comics géant et coloré, mélangeant les genres Punks et Technologiques, du Post Apocalyptique sous acide. Ce procédé donne une vraie envergure au jeu, le design immerge le joueur dans un mode aussi chatoyant que mortel.
Les personnages sont modélisés de belle manière, leur style les rend attrayants même si leur apparence est peu modifiable. Les différents ennemis ont eux aussi un style tantôt destroy, tantôt sérieux et rigide. Les décors ont une large profondeur de champ et les missiles volent à perte de vue.
Le level design des extérieurs a été pensé en grand. Chaque zone s’étend de plus en plus à mesure que vous avancez dans le jeu, à tel point que vous ne saurez pas toujours où vous êtes, et où vous devrez aller. Les « Donjons » sont tout aussi réussis, des couloirs étroits aux carrefours à embuscades, vous allez voir du pays
La bande son est excellente pour qui aime le mélange Electro-Rock. Le style colle vraiment à l’action et rentre parfaitement dans l’univers général. Les voix doublées sont d’une bonne qualité, de multiples phrases cultes joncheront votre parcours, comme « Viens voir ton vrai père ! », c’est bien joué et propre.
T’as Du Pot, Moi Je Tire Sur Les Skags !
Attaquons le gros morceau de Borderlands, son gameplay :
Empruntant un peu de tout à plusieurs univers, il se devait d’être convenable et surtout accessible, pari gagné. Le jeu se présente dans une forme connue, les quêtes de postier et d’extermination à pieds ou en véhicule, un classique pour le genre Hack’n'Slash. Vous apprendrez un nouveau mot si vous ne le connaissez pas, le LOOT. Car Borderlands est aussi un jeu à Loot, et là ça se gâte pour vous. Les armes inonderont bientôt votre pensée, en avoir de meilleures sera votre leitmotiv, et il y a 87 Bazillions d’armes disponibles dans le jeu.
Ne cherchez pas ce que veut dire Bazillion, c’est une hyperbole signifiant une infinité.
Chaque arme dispose de plusieurs pièces qui s’assemblent aléatoirement entre elles, ensuite s’ajoutent leurs compétences et leurs caractéristiques. A part les armes des Boss, vous ne trouverez jamais deux fois le même flingue. Vous disposerez d’un arsenal conséquent qui pourrait vous aider à envahir seul l’Angola. Le classique Pistolet, le Pistolet Mitrailleur Repeater, le SMG, le Fusil d’Assaut, le Sniper, le Lance Roquettes, et les grenades seront vos amis pour défaire la vermine foldingotte de Pandore. A ces armes humaines viennent s’ajouter les très rares et puissantes armes Eridiennes, des pétoires Alien qui une fois en main vous donneront l’impression d’être Dieu le Père. Chaque arme pourra posséder un effet élémentaire pour augmenter ses dégâts, Feu, Foudre, Explosion, et Corrosion.
Si le Feu et les Explosions tueront facilement les ennemis nus, la Foudre et l’Acide Corrosif rongeront les boucliers et les armures des plus résistants. Ces effets s’appliquent aussi aux grenades. A noter que ces dernières ont un large choix d’explosion, collantes, à « pluie », sous forme de mines, elles sont indispensables dans moult situations. J’ai une préférence pour les grenades à Transfusion, elles volent la vie des adversaires pour vous soigner vous et votre équipe, très utile…
Autre partie, l’Arbre des Capacités.
Chaque personnage dispose d’une « Furie » une Capacité Spéciale qui l’aidera lui et son équipe dans les coups durs, pour se protéger ou pour mettre un terme à la menace en présence. Si Roland se cachera derrière sa tourelle pour protéger l’équipe et tirer derrière son bouclier, Brick deviendra dingue et lâchera son flingue pour défoncer ses ennemis avec ses poings.
Au delà de ses « Furies » se présente un Arbre divisé en trois catégories pour chaque personnage.
Prenons l’exemple de mon chouchou, Brick le Furieux :
L’Arbre permet de le transformer en Bagarreur, en Tank, ou en Artificier. Chaque partie de l’Arbre dispose de sept capacités, soit vingt et une au total. A chaque niveau d’expérience que vous gagnerez, vous pourrez ajouter un point dans l’une de vos capacités, mais pas nécessairement dans une seule classe. Si les compétences Tank de Brick le rendent plus résistant et lui donnent plus de vie, je peux néanmoins lui assigner des points en Bagarreur pour frapper plus fort, tout en augmentant mes capacités d’Artificier pour recharger plus vite mon arme.
Modulable à tout moment depuis un point de sauvegarde pour quelques Dollars, vous pourrez modifier vos compétences en fonction des situations ou des modes de jeu, solo ou multi.
Tu Veux Mon Fusil ? Oui Oui Oui Oui !
Borderlands se joue en solo et en multijoueurs à quatre, si le mode solo est bon, le mode multi reste la quintessence de ce jeu.
Une fière et belle équipe a pu tester pour vous ce mode :
- Les Snipers Pipomantis et Kobhalt, Headshooters de Mother Lovers et Hommes de l’Ombre.
- Les Mortels SebsokK et Zarghatt, Tenues Moulantes et Regards qui Tuent.
- Les Infernaux Gegz et DR Miaou, Soldats Surarmés et Médics d’Exception.
- Et votre Serviteur, La Brute qui Hurle et qui pète tout.
Dans ce mode, similaire au solo, les ennemis deviennent plus forts à mesure que le groupe grandit. A quatre, ils sont plutôt coriaces, mais le loot et l’expérience gagnés n’en sont que meilleurs.
Même si quelques bugs pourront parfois gêner vos parties, le multi est très jouable et il y a vraiment peu de gros problèmes.
L’intérêt vient aussi du fait que le matériel se partage, nous n’utilisons pas tous les mêmes armes. Il sera fréquent de croiser des amis qui viendront vous porter un flingue qu’ils auront gardé pour vous, dans la course à l’armement, plus on est nombreux, meilleurs sont les résultats. Privilégiez donc le multi si vous le pouvez, ça devient vite addictif, si je suis en retard de trois jours sur le test, ne cherchez pas pourquoi…
Le scénario n’est pas conséquent, et même si l’on aurait aimé plus de profondeur, il reste suffisant. Pour les plus cultivés, des mines de références sont disséminées dans le jeu, elles viennent de films, de musiques, de jeux, ou d’acteurs célèbres. L’un des personnages du jeu ressemble étrangement à David Carradine, un mort dans une maison est pendu comme dans le film « La Neuvième Porte ». Patricia Tannis, un des principaux PNJ du jeu pourrait être la fille de Sander Cohen de Bioshock. Essayez de trouver toutes ces petites références pour vous amuser, elles sont Légion.
Borderlands se termine en une quarantaine d’heures, mais un mode « Parcours 2″ permet de refaire le jeu en recommençant avec tout ce que vous aurez gagné lors de votre première partie. Les ennemis seront donc plus forts, mais leur apparence changera aussi un petit peu avec des ajouts comme des pièces d’armures, et de nouveaux noms. Inutile de vous dire que le loot n’en sera que plus intéressant et onéreux.
Nerveux, long, terriblement chronophage et addictif, Borderlands vous entraînera dans un univers Punk et décalé. Vous en oublierez de dormir, mais jamais de ramasser des armes !
Notes :
- Graphismes : 17
Le système de peintures scannées est une belle réussite, les couleurs sont fortes, peu de fausses notes.
- Jouabilité : 18
Un gameplay de fort belle facture, un plaisir pour les fanas du FPS, une excellente ambiance à plusieurs, que demande le peuple.
- Bande Son : 17
Des musiques et des bruitages réussis, un doublage très appliqué, une ambiance musicale un peu légère dans certaines zones.
- Durée de Vie : 19
Quarante cinq heures en solo, comptez bien plus en multi, le tout seulement pour le premier Parcours. Multipliez par le total des personnages si vous désirez tout voir et tout faire. Un énorme potentiel.
- Scénario : 15
Un peu mince pour un jeu aussi long et prenant, mais les nombreux caméos pallient à ce petit manque.
Note Finale : 17.5
Borderlands est un excellent jeu qui saura combler les attentes de nombreux joueurs, même s’il faut compter un grand nombre d’heures pour en venir à bout. Les chantres du multijoueurs s’en donneront à coeur joie, les jours sont trop long et les nuits trop courtes. Les solistes y trouveront une aventure longue et prenante, même s’ils ne sont pas tentés par le jeu en ligne.
Merci à mon équipe de « Fous du Loot » pour ce voyage, et n’oubliez pas de rendre visite à Pipomantis sur Première.fr !
Par : Fox








1 commentaire pour "360 : Borderlands"
Tiens ? UN SKAG !